Aire d’accueil du prés de Côme [63] site UNESCO

Au pied du volcan emblématique, sur l’emprise d’une des sept coulées du Côme, le projet s’inscrit dans le site avec un vocabulaire simple et une organisation claire. Les stationnements s’insèrent entre des andins lithiques dont les blocs sont issus d’un stock du maître d’ouvrage situé à 2km du site. Les terrassements sont ajustés au centimètre. Aucun apport de terre ni aucune évacuation. Les véhicules sont «effacés» depuis les principaux points de vu par les andins qui symbolisent une tranchée faite dans la coulée volcanique et dont on a repoussé les matériaux sur la périphérie. Le stationnement en simple grave et en dévers permet de compléter la dissimulation et la densité de plantation de parfaire l’action.
Depuis le stationnement une clairière sans véhicule accueille les visiteurs avant la découverte des sentiers environnants.
En son centre un muret de pierres sèches qui soutient des informations et les immanquables sur les balades.
Des dalles de laves limitent l’usure de la prairie dont les graines sont issues des près environnants (test grandeur nature d’une brosseuse de graines développée par l’entreprise). Les assises sont à l’image des dalles et des marches, des blocs sciés à peine plus haut et plus lourds…Une foret de 250 – 300 arbres apporte
l’ombre nécessaire. La palette, composé avec le PNR propose des variétés de chênes, de pins et de merisiers résistantes aux épisodes de sécheresse.
Un sanitaire à filière sèche, un parking de 3 bus et des stationnements deux-roues viennent parfaire les usages.

Curiosité lithique au Pic de Mus [48]

En 2021, dans le cadre d’un appel à projet des Parcs Naturels Régionaux de l’Occitanie pour « Innover en pierre naturelle » sur un site emblématique et imposé par le PNR Aubarc, A3-PAYSAGE et ARTISANAT DE LA PIERRE se sont associés le temps de 2 projets forts.

Le PNR et les maires avaient en tête une table d’orientation ou d’interprétation du paysage offerte aux randonneurs et pèlerins  depuis le site du Roc des Loups à Marchastel sur le plateau de l’Aubrac et au sommet du Pic de Mus à Saint Laurent de Muret. Ces sites connus des marcheurs offrent des vues panoramiques sur les lointains de l’Aubrac et au-delà!

Avec une charge symbolique conséquente imposée par la présence d’une statue de la vierge au sommet du Pic de Mus, le projet s’est construit par élimination. Difficile de venir ajouter un nouvel objet « là haut » sans entraver l’histoire du lieu. « Le sommet est bien trop étroit pour qu’un projet n’interfère pas visuellement et physiquement avec l’Autel et la Vierge ».

Dès les premières réflexions en 2021, la géOde est approchée, ressentie mais non retenue car trop complexe à réaliser et à monter !

Après maintes projets et égarements la géOde revient, comme un lieu physique d’une utopie. Inspiré par le concept d’hétérotopie (M. Foucault). Elle se matérialise comme un abri, une grotte, un rêve pour observer le paysage. Elle n’est que la démultiplication d’un caillou des nombreux pierriers du Pic, un caillou qui devient lieu.

Une fois le bloc trouvé en carrière il faut s’assurer qu’il est apte à devenir la « géOde ». Emmanuel Hebrard et son père sont confiants, mais seul la découpe nous le confirme.

Tranché, évidé, façonné et gravé après des semaines d’usinage l’ensemble est acheminé en 3 parties sur le dernier palier avant le sommet. Assemblée, la géOde tourne le dos à la pente et à la vierge. Pas de conflit visuel. La géOde trône au milieu d’autres rochers. Elle s’ouvre à l’Est face au paysage, protège le randonneur des intempéries de l’Ouest. Les gravures des toponymes de la commune agissent comme un motif abouté et répété à l’infini…

L’accueil à l’intérieur est adouci et basé sur la position de relaxation optimale (127°). Le plafond présente une finition créée pour le projet à l’image des cristaux qui caractérisent ces minéraux.

L’ensemble est posé à sec sans mortier ni béton. La dalle de seuil, dernière pièces de la géode est conservée au pied de la pierre levée.

 

S’orienter sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle à Marchastel [48]

En 2021, dans le cadre d’un appel à projet des Parcs Naturels Régionaux de l’Occitanie pour « Innover en pierre naturelle » sur un site emblématique et imposé par le PNR Aubarc, A3-PAYSAGE et ARTISANAT DE LA PIERRE se sont associés le temps de 2 projets forts.

Le PNR et les maires avaient en tête une table d’orientation ou d’interprétation du paysage offerte aux randonneurs et pèlerins  depuis le site du Roc des Loups à Marchastel sur le plateau de l’Aubrac et au sommet du Pic de Mus à Saint Laurent de Muret. Ces sites connus des marcheurs offrent des vues panoramiques sur les lointains de l’Aubrac et au-delà!

Seuls quelques imposants blocs erratiques, mais presque banals dans ce paysage lithique, signalent le point culminant d’une des plus belles étapes du sentier GR-65.

Après une observation attentive de l’attitude des marcheurs (collés au téléphone pour comptabiliser leurs pas, photographiant s’en s’arrêter, traversant l’espace sans lever la tête, ou cherchant sur l’application miracle quels reliefs  ils observaient…), nous avons décidé de les perturber, de les déranger et de les interpeller…pour mieux les renseigner et les sensibiliser.

Très vite la verticalité nous est apparue essentielle dans ce paysage horizontal. Mais une verticalité transparente qui ne dissimule pas, qui ne concurrence pas.  En écho aux tables d’orientation conventionnelle le cercle s’est imposé.

Pas d’ajout, pas de couleur, pas d’autre matière. . . Une pierre et une seule pour tenir le climat.

Gravée, sculptée, poncée, brossée, polie… un travail et un vocabulaire fin et précis s’est dessiné au fil des recherches.

Un croquis, puis un second, une maquette en carton, puis une autre en 3D. . . Un long travail d’interprétation du paysage de retranscription des plans successifs  et des motifs paysagers s’est engagé à l’agence pour définir quelle serait la meilleure retranscription. Pas la plus fidèle, pas la plus juste mais  celle qui permettrait de comprendre le paysage qui s’offre à nous.

Après de nombreux échanges et beaucoup de patience l’atelier de taille s’est mis à l’œuvre. Retranscription des fichiers numériques, sur une machine fraichement sortie d’usine… et un fabricant dubitatif devant l’ampleur de la tâche : « la machine n’est pas faite pour cela…Vous n’y arriverez pas…Ça ne peut pas marcher… » en substance, l’enthousiasme même !

Emmanuel Hebrard, dès le départ avait prévenu « si personne ne veut s’y mettre c’est que le projet est pour nous » ! Artisan du pays,  il avait difficilement le choix !

En 2023 et 300h d’usinage et de finitions plus tard et quelques frayeurs, l’anneau est finalisé…Direction le Roc des Loups.

3 niveaux de lecture :

. Le premier, à travers l’anneau, les murets, les chemins…

. Le second, l’horizon avec ses reliefs, ses bois et ses prairies qui le dessinent…

. Le dernier, l’invisible l’imperceptible, la direction (le rebords du plateau, les autres PNR, les points cardinaux…)

2 faces pour couvrir les 360° du panorama  :

. En direction du Levant face à la Margeride, aux PNR des Monts d’Ardèche, des Grands Causses et plus encore.

. En direction du Couchant face aux Monts d’Aubrac, aux PNR des Causses du Quercy, des Volcans d’Auvergne et plus encore.

1 pierre unique en basalte du socle géologique basaltique :

. Diamètre de 2.20m

. Poids d’1.5 tonnes

. Pas un gramme de béton.

Travaux d'hiver au Côme

Autour du Puy de Côme [63] site UNESCO

Suite à l’établissement du schéma de valorisation paysagère par Alain Freytet, le Département souhaite concrétiser et adapter les propositions de ce document sur le terrain. Seule l’interdiction de la montée au sommet est non négociable. En concertation avec les propriétaires, usagers, la commune de Ceyssat, le PNR et l’inspecteur des sites, le sentier autour du puy inscrit au Patrimoine Mondial, se dessine. Nous décidons qu’il est inutile de vouloir faire visible.

Ce qui prédomine c’est bien le volcan, les vues et l’atmosphère le long d’une boucle de 6.5km. Le projet accompagne le randonneur en le remettant sur le bon chemin (ancienne voie communale pour partie). Au sommet, on panse, gomme et efface l’érosion générée par le pâturage et les incivilités. A la croisée des chemins (GR et PR) la plaine de Côme est agrandie pour offrir plus de confort à la pâture estivale, redonner à voir les, protéger les habitats et espèces emblématiques. Nombre de travaux guident les eaux érosives.

Le patrimoine est rendu visible pour ceux qui observent (stations de prêles, d’ail des ours, « lac » de lave, charbonnières de la seconde guerre, trous de mortier, ancienne fenière et ancien étang des moines du 13ème…) La discrétion des interventions gagnera avec le temps.

Des travaux complexes et par tous les temps nous occuperons de novembre 2022 à juin 2023 sans répits.

Résidentialisation en « croix » au site du Presbytère de Montferrand [63]

Après bien trop de rebondissements, 2023 voit s’achever un projet qui occupe A3-PAYSAGE depuis 2016.

Après une concertation des habitants enthousiastes, mais pas tous, à l’idée de faire place aux jardins, aux plantes et autres amis de la terre…

Après des fouilles archéologiques riches d’enseignements et l’adaptation de tous les ouvrages du projet…

Le nouveau site du Presbytère est enfin livré. S’appuyant sur le principe du Cardo-decumanus et l’idée du jardin médiéval, revisité s’il vous plait, le projet ménage 2 axes forts reliant 4 rues du plan du quartier médiéval (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur) au site historiquement implanté à leur croisée.  Autour des ces 2 axes des espaces dédiés renvoyant à l’esprit de « l’hortus conclusus ». Un jardin vivrier, un carrée de pelouse et des fruitiers, des arches pour offrir de vues cadrées à l’image des cloîtres…L’eau, élément central est ici utilitaire : issue des toitures elle alimente une pompe manuelle servant à l’arrosage des jardins partagés et gérés par les résidents.

Le stationnement compact est éloigné de toutes les façades pour limiter les nuisances et obliger tous les usagers à traverser le jardin!

Enfin, l’espace est clos d’une grille en fer forgée sur mesure. Le bailleur, Assemblia, se laisse la possibilité de maintenir ou non la traversée du site ouverte au public.

Les massifs sont plantés d’un maximum d’essences persistantes dont la taille aux carrées (topillaire) participe à la diminution de la gestion et à sa simplification (calendrier d’intervention et capacité des jardiniers…) mais renvoie à l’image des haies qui cadraient et bordaient les espaces du jardin historique.

 

Revitalisation du plan d’eau des Marins à Lapeyrouse [63]

Aux portes du département de l’Allier dans les Combrailles à 1h de Clermont-Ferrand, le plan d’eau des Marins était une vitrine pour la commune de Lapeyrouse. Avec une eutrophisation galopante et un développement des cyanobactéries toujours plus précoce, cet étang de près de 20ha est condamné à sombrer dans l’oubli et avec lui l’économie touristique de proximité comme l’attractivité du bourg.

En prenant le pari que la renaturation des ruisseaux qui alimentent le plan d’eau couplée à la création d’une vaste zone de filtration complémentaire en tête de bassin seront les leviers de la revitalisation du site, le projet s’appuie donc d’abord sur les futures qualités environnementales qu’il promeut pour proposer et pérenniser un développement touristique vertueux.

Sortir les voitures, donner à voir et à interpréter en cheminant dans cette « roselière » comme une nouvelle orientation pour le site désuet depuis prés de 20ans et redécouvrir une nouvelle base de loisirs de 20ha intégrée à un sentier de randonnée élargi. Voilà une des nombreuses ambitions du projet. Le camping privé -associé à la réflexion- adossé au site profite de la nouvelle organisation pour s’imaginer une extension avec des hébergements renouvelés et un accès indépendant pour ses clients

La connexion du site au bourg sans emprunter la route départementale permet une réappropriation du plan d’eau par la population et notamment par les plus jeunes qui pourront découvrir en toute sécurité du site et profiter des animations « natures » et autres espaces ludiques comme « l’île de l’astrolabe »…

Les pêcheurs, également associés, y trouvent leur compte hors saison à condition d’accepter de laisser la voiture aux portes du plan d’eau.

 

© A3-PAYSAGE

Autour de la narse de Lascols [15]

Sur la planèze  (plateau)  de Saint-Flour à 1000m d’altitude, La narse (zone humide) de Lascols est un haut lieu de l’écologie. Lieu emblématique et contrasté du département du Cantal ce site est placé sur un couloir migratoire et accueille des nombreuses espèces et variétés d’oiseaux. Dans un objectif de promotion et de pédagogie mais aussi de préservation il est décidé d’installé un observatoire (Vincent Trinh – architecte à Saint-Flour) et d’orienter les visiteurs sur la découverte du site et de son cadre à travers un parcours ré-interprété. Sur les 8.5km du sentier, des stations ponctuent la marche offrant des informations sur la formation du paysage en présence et de la narse à travers différentes thématiques (relief, hydrologie, faune flore…). Le projet met en scène les principales espèces et variétés inféodées à la narse qui ont conduit à sa protection et les érige comme des étendards, des symboles, des œuvres d’art interrogeant l’impact de l’activité humaine sur leur préservation… Des pauses sont aménagées ça et là. Le basalte et le métal sont les seuls matériaux des stations garantissant une intégration et une durabilité à l’épreuve du climat du plateau. Dans l’esprit de préservation et de protection du milieu le mobilier est implanté sans béton et  les travaux paysagers de cicatrisation sont réalisés dans le cadre d’un chantier école.

Plan d'eau Belvezet Tiviers

Renouveler les regards portés sur le lac du Belvezet, un retour aux sources [15]

Après plusieurs années sans un projet les pieds dans l’eau, A3-PAYSAGE renoue avec ses domaines d’expertise (comme il se doit de le dire) !

Après avoir mené une étude de faisabilité pour Saint-Flour communauté, celle-ci nous confie la maîtrise d’oeuvre pour la valorisation du plan d’eau du Belvezet sur la commune de Tiviers. Situé à 10 min à l’Est de Saint-Flour et de l’A-75, ce grand étang offre aujourd’hui un parcours et des expériences différentes à chaque saison. Partant du constat que la simplicité et la cohérence actuelle du site, en étaient ses principales qualités, nous avons articulé notre réflexion autour du renouvellement des regards sur ses qualités intrinsèques. La proposition retenue offre ainsi un aménagement affirmé, mais conçu à partir d’une sobriété de forme et des matériaux naturels. Le site «s’équipe», mais de manière respectueuse, mettant l’accent sur un public familial qui trouvera satisfaction à l’usage d’un lieu offrant confort d’utilisation et dimension ludique. Un parcours pédagogique et récréatif vient sensibiliser le public sur les milieux humides. Composé de 4 plate-formes correspondant à 4 types d’habitats différents, leur implantation permet également d’offrir chaque fois un point de vue sur l’étang ou son environnement proche et lointain. Les platelages différents, viennent reproduire, sous le pieds, les sensations que l’on éprouverait à traverser différents milieux humides sans les impacter!

Le parcours commence par un passage à travers un abri devenu symbole de la commune à l’image de l’Eglise, ce qui nous touche. Conçu par l’agence Trinh et Laudat, il est une porte qui vous transpose sur ce parcours et vous invite à oublier par son échelle, la vôtre… Laissez-vous guider par les informations qui s’égrainent tout au long du parcours et gardez le pied souple !

« Maman… on refait un tour ?… mais dans l’autre sens ! « . C’est vrai c’est un peu court ! Mais, un pique-nique, une partie de pêche ou un cache-cache et l’horloge peut vite tourner !

 

Quand le plein se fait vide: ilot gouttefangeas à olliergues [63]

Dominée par les tonalités sombres, écrasée par la hauteur de son bâti et la monotonie du front construit, marquée par la vacance de logements décrépis, la rue Rhin Danube de ce charmant bourg du Livradois, souffre aujourd’hui d’un manque cuisant d’attrait! Une opportunité exceptionnelle se dessine alors : araser un bâtiment, pour créer un espace public et ré-ouvrir le bourg sur la Dore, créer un effet d’appel, laisser pénétrer la lumière, en somme un hommage à la photographie de l’illustre « coiffeur-photographe-coloriste » Gouttefangeas…Faire corps avec le paysage de la vallée de la Dore à Olliergues, donner l’illusion d’un plongeon sans garde-fou dans le panorama, telle est la ligne de conduite d’un projet visant à requalifier la rue Rhin-Danube par la création d’un esplanade suspendue, singulière.

Et puis il a fallu composer avec des persuadés que la norme ne suffit plus…Alors le garde-corps est devenu;  transparent par finir mais bien présent. Quant au mobilier nous n’avons pu mot dire.

Le projet mené par A3-PAYSAGE et  piloté par l’atelier PIL Architecture concerne également la réhabilitation de logements et la création d’une pharmacie service nécessaire et polarisant.

EN PAUSE...

AMBERT Au cœur du centre-ville en secteur sauvegardé [63]

La ville d’Ambert, sous-préfecture, poursuit une politique de mise en valeur de son centre ancien. La place Saint Jean, espace public emblématique accueillant une remarquable église gothique, et la Rue commerçante de la République font à leur tour l’objet d’un projet de réaménagement. La population est associée au processus de conception lors de phases de concertation.  Deux grands objectifs ont guidés le projet: le respect des exigences imposées par un site inscrit dans un périmètre de protection des monuments historiques, et la recherche d’une qualité d’espace inscrite dans la continuité de l’existant. Le pavés de granit, blond dans le prolongement du parvis de l’église actuel, gris sur l’emprise du rempart défensif médiéval vient redonner ses lettres de noblesses au quartier. La délicate question de la place du végétal en tissu bâti dense est résolue par la plantation d’arbres isolés de haut jets (place et placette), et de grimpantes le long des façades sur la rue de la République. Les personnages historiques et célèbres Ambertois sont conviés au renouveau avec la réalisation de treilles en fer forgé à leurs noms. Elles s’égrainent le long des façades médiévales. Le site bénéficie également d’une refonte de son système d’éclairage ainsi que la mise en valeur nocturne de certaines façades et détails d’architecture.