Vic sur Cère -la traverse

Plus qu’un « tournant historique », un virage complet à Vic-sur-Cère [15]

Vic-sur-Cère, ancienne ville thermale, labellisée ville d’eau, cherche renouveau! Dynamique commerciale, attractivité touristique et résidentielle, ainsi que qualité du cadre de vie sont les maitres mots d’une reconfiguration en profondeur de la cité par le travail de ses artères principales et de ses espaces publics. La modification du tracé de la RN, suite au plan de déplacement, aura permis de mettre en lumière les nombreux dysfonctionnements de la commune, à la source d’une attractivité en perte de vitesse. Le projet s’appuie sur l’identité retrouvée de la cité, entre domaine de l’eau et domaine de la montagne pour réécrire son organisation spatiale (répartition des différents flux et stationnements, plan de circulation…), redéfinir le vocabulaire des aménagements à travers ses séquences (logiques de plantations, palette des matériaux..) et réaffirmer la dimension culturelle de la ville d’eau.

Un long processus de concertation mené sur plusieurs ateliers a permis de dégager des objectifs clairs et parfois contradictoires  en matière de circulation, d’activités commerciales de tourismes et de priorités pour les enfants.

Cette concertation a également permis de porter à connaissance auprès des services de l’état de nouvelles méthodes de projet.

 

Poursuivre l’aménagement du parvis de la mairie et valoriser l’entrée dans la commune d’Augerolles [63]

Fort d’une opération récente ayant conduit à la mise en accessibilité, à la réhabilitation de la Mairie et la valorisation de son parvis comme entrée sur le bourg, la commune d’Augerolles poursuit sa politique d’amélioration du cadre de vie. L’aménagement de la place du Marthuret, de la rue de l’Ecole et d’un jardin/terrain de sport en sont la continuité logique. Les enjeux de projets se partagent entre, connexion au paysage environnant pour une commune enorgueillie de son statut de «Porte du Forez», respect et mise en valeur du bâti patrimonial, inscription dans la continuité des aménagements déjà réalisés, réduction de la place accordée aux véhicules et maintien d’une fête foraine dans un contexte de centre-bourg ancien, avec sécurisation des abords de l’école. Le projet s’attache à apporter des réponses simples et modestes, appuyées par la volonté de travailler avec les savoirs faire et matériaux locaux. Ainsi granit blond et briques rouges, plots de chênes et matériaux de réemploi nous ont permis de redonner à lire la qualité du tissu bâti et urbain Augerollois.

Plan du Bourg

UN NOUVEAU CŒUR DE BOURG A UXEAU – [71]

L’aménagement du centre-bourg d’Uxeau (516hab.), répond aux constats suivant : une vie associative saisissante de dynamisme avec des festivités tout au long de l’année, la présence d’un restaurant de qualité, et enfin un tissu bâti lâche qui permet au bourg de bénéficier des qualités de ses jardins et paysages. Trois espaces majeurs sont donc aménagés comme autant de lieu de possibilités pour le déploiement de l’une des manifestations du village, tout en réaffirmant, chacun à leur manière, le caractère jardiné d’Uxeau. Le projet propose ainsi de créer une véritable place autour du Monument aux morts par la réorganisation des circulations, de planter un verger «amphithéâtre de verdure» autour d’un hangar devenu kiosque, et enfin d’offrir un parvis aux bâtiments essentiels de la vie d’un bourg : mairie, salle des fêtes et église.

Mise en valeur du Mont Dardon à Uxeau – [71]

Culminant à 506m d’altitude, le Mont Dardon est une destination privilégiée des promeneurs, offre un panorama saisissant et attire l’homme depuis des temps immémoriaux. La proposition de mise en valeur fait preuve de modestie cherchant simplement à révéler les qualités historiques et de point de vue propres au lieu, à offrir les clés de lecture permettant d’apporter du sens à l’encore perceptible des différentes occupations humaines. Elles consistent à améliorer l’accès pour les promeneurs et les PMR, apporter une information et attiser l’imaginaire sur le site, inciter au stationnement au centre-bourg, retrouver une qualité d’ouverture par l’abattage sélectif et motivé de boisements (en direction des «Monts à oppidums»), créer des points de pique-nique ou d’assise non banalisant sous les bosquets existants, et enfin retrouver les logiques originels de parcours du site .

Une école pour « têtards » et « crapauds » à Riom [63]

Au pied de l’Ambène, cours d’eau, autrefois, aux multiples fonctions , le groupe scolaire Jean Rostand est implanté depuis les années 70 au cœur d’un parcellaire dédié historiquement au maraîchage et à l’arboriculture…L’urbanisme qui s’en suivra se chargera de transformer cette ceinture agricole en quartier résidentiel.

Avec une orientation favorable mais une implantation et une architecture en contradiction avec la topographie, le bâtiment nécessite une remise aux normes salvatrice. De la réorganisation des accès comme des classes à la création d’un gymnase, tout doit rentrer dans l’enveloppe existante…

A l’extérieur, nous profitons du contexte pour réinterpréter la notion d’île (apprenante, vigie, découverte…) et redessiner des cours aux formes souples, tressées par la rivière. Des jardins pédagogiques, au city-stade public les équipements proposés et souhaités sont exhaustifs.  L’accès principal au site est renversé et incite à reformuler  des propositions de circulation dans le quartier et pacifier les abords du groupe scolaire. Les déplacements doux sont sécurisés et favorisés. Les connexions avec les quartiers et la commune voisine Mozac sont fluidifiées et valorisées.

L’ensemble devient une ponctuation dans l’urbanisme résidentiel, un équipement public fédérateur et annonciateur des mutations urbaines à venir.

 

Causons sur l’avenue Charras – Clermont-Ferrand [63]

Pour y avoir vécu plusieurs années, je la connaissais bien cette avenue! Comme toutes ces rues à proximité des gares, les maux sont nombreux, entre image dégradée par des commerces conformistes, une vie nocturne agitée et le dédain des voyageurs quotidiens… Depuis la réfection du parvis de la gare il restait à recréer le trait d’union perdu avec le centre-ville.

Notre réflexion sur l’aménagement de l’avenue Charras s’est articulée autour de trois leviers principaux : la remise en question de la place de la voiture, l’intégration d’une démarche prospective dans les aménagements, et la volonté de «faire avec» les réseaux en place sans pour autant réduire à la part congrue la présence du végétal. Passage en zone 30, suppression d’un linéaire de parkings, mise en place d’un profil asymétrique (au bénéfice du trottoir ensoleillé), plantation de grimpantes, et choix d’un vocabulaire formel en continuité avec les aménagements existants, viennent offrir un nouveau souffle à une avenue en mal de qualité d’espace. La bande active (trottoirs ) et les causeries (dilatations de l’espace public au potentiel de placette), sont travaillées de manière à pouvoir, dans un second temps, transformer la zone 30 en zone piétonne sans autres adaptations que la suppression de la bande roulante en enrobé… Ce projet doit s’articuler avec une refonte du modèle de commerces qui dominent.

Trop ambitieux ? trop innovant ? peu conforme à l’idée des commerçants qui devront eux pourtant changer…

 

Trait-d’union en territoire d’aubrac – argences-en-aubrac [12]

A travers l’opération Coeur de village la commune souhaite redéfinir et rendre lisible son identité territoriale tout en améliorant le lieu de vie de ses populations tant sédentaires que « secondaires ». Avec une connaissance du territoire, qui reste à ce jour partielle, nous avons été sincèrement surpris de la qualité de certains espaces et panoramas qu’il nous parait essentiel de faire partager et de magnifier sans exagération. C’est en substance notre parti pris pour aborder 7 des 14 sites à la fois si proches et pourtant bien différents. Nos propositions sont aussi des éléments intersticiels qui s’insinuent dans chaque village et assurent la liaison entre le vide de l’espace public, le paysage lointain, l’architecture et les hommes qui les vivent. Avec des échelles variables d’aménagement et des enjeux distincts allant de la valorisation d’un sentier de ronde à la réorganisation d’une place urbaine en passant par la structuration d’une entrée de village, difficile de favoriser un parti pris strict. Vient ensuite le choix de la simplicité : des formes, des matériaux, de l’espace…Peu ostentatoires, nos propositions s’appuient sur un vocabulaire privilégiant la qualité à la quantité.

ENSEMBLE SPORTIF – GUERET [23]

Parmi ses nombreux équipements sportifs, la ville de Gueret souhaitait renforcer et offrir certaines activités, dont la pratique de la pétanque, du tennis de table, et de l’escalade…Au sein d’un complexe sans réelle identité et issu d’un développement empirique, le projet de l’équipe R2K+OEKOUMENE+A3-PAYSAGE vient quelques peut bouger les lignes… les lignes du paysage, de l’architecture mais aussi des règles du jeu…

Création d’une salle multi sports (basket, escalade, tennis de table, jeux provençaux) prolongée par des terrains de pétanques rythmés par des banquettes ombragées traitées comme des jardins de poches et se prolongeant sur le parvis du bâtiment.

L’objectif : Créer une porte d’accès au complexe sportif.

COUR URBAINE – CHAMPRATEL – CLERMONT-FERRAND[63]

Le concept s’appuie sur l’idée « d’utopie urbaine » communiquée par la ville, en vue du projet ANRU pour le quartier Champratel. L’Utopie créée par F. Rabelais, et inspirée par l’histoire de Gargantua, est ici transposée par la création d’un espace central généreux pour la culture commune et partagée du potager. Gargantua étant bien connu pour sa gloutonnerie! Sur la place, des empreintes bleues et blanches, aux couleurs appréciées de sa mère Gargamelle, rappellent le passage du géant lors de ses nombreux voyages initiatiques. A l’image d’une histoire évoquant l’humanisme d’un personnage, le projet s’appuie sur l’idée de partage des espaces et des idées… à jardiner.

PÔLE LOISIRS ET PÔLE VÉLO – DECAZEVILLE [12]

Pari audacieux de redynamiser une ville et son activité autour d’un projet touristique en apparence. Le concept proposé nous amène à considérer la capacité du site à produire, à travers son passé, de nouvelles formes d’activités source «d’énergie» et de développement pour les populations locales. La proposition de créer un jardin comme trait d’union entre ville et ancien site minier émane d’une volonté conceptuelle de reconquête du sol. Ce dernier est le symbole de régénérescence de la vie (biologique) après des années d’asphyxie. La Découverte de Décazeville (appellation définissant les modes d’extraction) est aménagée en base de loisirs. La Découverte de Cérons est dédiée au vélo.